Avant d'emprunter à un prêteur à coût élevé, calculez ce que le prêt vous coûterait vraiment. Au Québec, ces prêteurs doivent détenir un permis de l'Office de la protection du consommateur, et le plafond effectif du taux de crédit fait que les prêts sur salaire typiques n'y sont pas offerts. Le calculateur montre le coût selon les règles de chaque province.

Voyez le vrai coût d'un prêt à coût élevé au maximum permis par la loi, avant d'emprunter.

Au Québec, un prêteur doit détenir un permis de l'Office de la protection du consommateur (OPC) pour consentir un prêt sur salaire. Les autres provinces et territoires sont affichés à titre de comparaison.

500 $
14 jours

Emprunter 500 $ pendant 14 jours au Québec coûte environ 6,71 $ à la limite légale; vous remboursez donc environ 506,71 $, ce qui correspond à un TAEG de 35 %.

Coût maximal (Québec)
Montant du prêt500 $
Durée14 jours
Limite légale35 % par an
Coût d'empruntenviron 6,71 $
Total à rembourserenviron 506,71 $
TAEG équivalent35 %

Le Québec n'a pas de limite distincte pour le coût d'un prêt sur salaire. Un prêteur doit détenir un permis de l'Office de la protection du consommateur (OPC), et l'Office peut refuser de le délivrer à un prêteur qui exige un taux de crédit supérieur à 35 % par an. Les prêts sur salaire aux tarifs des autres provinces dépassent largement ce taux : ils ne sont donc généralement pas offerts par des prêteurs titulaires d'un permis au Québec. Si on vous propose un prêt à coût élevé, vérifiez auprès de l'OPC que le prêteur détient un permis. Les montants en dollars indiqués ici sont notre estimation : le taux annuel de 35 % calculé au prorata des jours. L'ACFC évalue un prêt de deux semaines à environ 1,35 $ par tranche de 100 $.

Source : Office de la protection du consommateur. Limites vérifiées le .

Coût maximal d'un prêt sur salaire par province et territoire
ProvinceLimite légaleSource
Alberta14 $ par tranche de 100 $Gouvernement de l'Alberta (en anglais)
Colombie-Britannique14 $ par tranche de 100 $Consumer Protection BC (en anglais)
Île-du-Prince-Édouard14 $ par tranche de 100 $Chiffre tiré de l'ACFC (gouvernement du Canada). Le règlement de l'Île-du-Prince-Édouard était hors ligne lors de notre dernière vérification; nous n'avons donc pas pu le confirmer à la source.ACFC (gouvernement du Canada, en anglais)
Manitoba14 $ par tranche de 100 $Gouvernement du Manitoba (en anglais)
Nouveau-Brunswick14 $ par tranche de 100 $Frais pour paiement refusé ou manqué : jusqu'à 20 $Règl. du N.-B. 2017-23
Nouvelle-Écosse14 $ par tranche de 100 $Frais pour paiement refusé ou manqué : jusqu'à 20 $Gouvernement de la Nouvelle-Écosse (en anglais)
Nunavut35 % par anACFC (gouvernement du Canada, en anglais)
Ontario14 $ par tranche de 100 $Frais pour paiement refusé ou manqué : jusqu'à 20 $Gouvernement de l'Ontario (en anglais)
Québec35 % par anOffice de la protection du consommateur
Saskatchewan14 $ par tranche de 100 $L'organisme de réglementation de la Saskatchewan (FCAA) affiche encore, sur sa page destinée aux consommateurs, l'ancienne limite de 17 $ par tranche de 100 $ et des frais de 25 $ pour paiement refusé (NSF). L'ACFC indique 14 $ par tranche de 100 $ pour la Saskatchewan, soit la limite fédérale en vigueur depuis le 1er janvier 2025.ACFC (gouvernement du Canada, en anglais)
Terre-Neuve-et-Labrador14 $ par tranche de 100 $Frais pour paiement refusé ou manqué : jusqu'à 20 $NLR 10/19 (en anglais)
Territoires du Nord-Ouest35 % par anACFC (gouvernement du Canada, en anglais)
Yukon35 % par anACFC (gouvernement du Canada, en anglais)

Ces limites visent les prêts sur salaire de 1 500 $ ou moins, d'une durée de 62 jours ou moins (art. 347.1 du Code criminel). La limite de 14 $ est fixée par le Règlement sur le taux d'intérêt criminel, en vigueur depuis le 1er janvier 2025; ailleurs, c'est le taux annuel de 35 % du Code criminel qui s'applique. Dans les neuf provinces où la limite est de 14 $, l'ACFC indique qu'un prêteur peut exiger des frais uniques de 20 $ pour un chèque refusé; ces frais figurent ci-dessus lorsque la page ou le règlement de la province les mentionne. Vérifié le .

Estimations au maximum permis par la loi. Un prêteur peut exiger moins; les paiements en retard ou refusés peuvent entraîner des frais.

En bref : le calculateur montre le coût maximal permis par la loi pour un prêt à court terme, selon la province, le montant et le nombre de jours jusqu'à votre paie. Au Québec, la limite est un taux annuel de 35 %. Emprunter 500 $ pendant 14 jours coûte donc au plus environ 6,71 $, et vous remboursez environ 506,71 $. Dans les neuf provinces où un prêt sur salaire peut coûter 14 $ par 100 $ empruntés, le même prêt coûterait 70 $, soit l'équivalent d'environ 365 % par année.

Comment le calculateur établit le coût

Le calcul dépend des règles de la province choisie.

  • Au Québec et dans les territoires, aucune limite propre aux prêts sur salaire ne s'applique. Le calculateur prend le taux annuel maximal de 35 % et le ramène à la durée du prêt : 500 $ × 35 % × 14 ÷ 365 ≈ 6,71 $.
  • Dans les provinces qui ont un régime de prêt sur salaire, la loi fixe un coût maximal en dollars par 100 $ empruntés, 14 $ dans la plupart des cas. Le calculateur applique ce plafond, puis convertit le coût en TAEG équivalent : (coût ÷ montant) × (365 ÷ jours). Pour 14 $ sur 100 $ pendant 14 jours, cela donne 365 %.

Le résultat est un maximum légal. Un prêteur peut exiger moins. Les paiements en retard ou refusés peuvent toutefois ajouter des frais.

Les règles au Québec : taux criminel, OPC et permis

Le taux criminel de 35 %

Depuis le 1er janvier 2025, le Code criminel (art. 347) interdit tout prêt dont le taux annuel effectif dépasse 35 %, frais compris. Avant, la limite était de 60 % par année. L'article 347.1 permet aux provinces qui encadrent elles-mêmes les prêts sur salaire d'échapper à cette limite pour les prêts de 1 500 $ ou moins, sur 62 jours ou moins. Le Québec n'a pas adopté de tel régime. Le plafond de 35 % s'applique donc à tous les prêteurs au Québec.

Le permis de l'Office de la protection du consommateur

Depuis 2019, un commerçant qui offre du crédit à coût élevé au Québec doit détenir un permis de l'Office de la protection du consommateur (OPC). Il s'agit du crédit dont le taux dépasse de plus de 22 points de pourcentage le taux de la Banque du Canada. L'Office peut refuser le permis à un prêteur qui exige plus de 35 % par année. Le prêteur doit aussi évaluer votre capacité de rembourser avant de vous prêter (Loi sur la protection du consommateur). Résultat : les prêts sur salaire aux tarifs des autres provinces ne sont généralement pas offerts par des prêteurs titulaires d'un permis au Québec.

Les prêteurs en ligne hors Québec

Un site qui vous offre un prêt sur salaire à 15 $ ou 17 $ par 100 $ n'applique pas les règles du Québec. Avant d'emprunter, vérifiez dans le registre de l'OPC que le prêteur détient un permis. Ne donnez jamais vos identifiants bancaires à un prêteur que vous ne pouvez pas vérifier.

Pourquoi un prêt à coût élevé coûte si cher

Le coût d'un petit prêt de courte durée paraît faible en dollars. Pourtant, sur une base annuelle, il est énorme. Le vrai danger est le renouvellement. Si vous ne pouvez pas rembourser à la paie suivante et que vous empruntez de nouveau pour couvrir le premier prêt, les frais s'additionnent à chaque cycle. Le montant dû croît alors plus vite que votre capacité de payer. Les frais de chèque ou de prélèvement refusé et les frais de recouvrement s'ajoutent au coût affiché par le calculateur.

Un prêt à coût élevé n'aide pas à bâtir votre crédit. Un défaut de paiement transmis à une agence de recouvrement, lui, peut nuire à votre dossier.

Les solutions de rechange à envisager d'abord

  • Parler à vos créanciers : une entente de paiement avec Hydro-Québec, votre propriétaire ou un fournisseur coûte souvent moins cher qu'un prêt.
  • Une avance sur salaire de votre employeur, sans frais dans bien des cas.
  • Votre caisse ou votre banque : une petite marge de crédit, un découvert autorisé ou un prêt personnel coûte beaucoup moins cher, même avec un dossier imparfait.
  • Une consultation budgétaire gratuite auprès d'une Association coopérative d'économie familiale (ACEF) ou d'un autre organisme de consultation budgétaire.
  • Si vos dettes sont devenues ingérables, un syndic autorisé en insolvabilité peut vous expliquer la proposition de consommateur et les autres options.

Pour comparer avec un prêt personnel à paiements fixes, utilisez le calculateur de prêt. L'Agence de la consommation en matière financière du Canada (ACFC) publie aussi des renseignements sur les prêts sur salaire dans chaque province.

Questions fréquentes

Les prêts sur salaire sont-ils légaux au Québec ?

Un prêt à court terme est légal s'il respecte le taux maximal de 35 % par année et si le prêteur détient, au besoin, un permis de l'OPC. Les prêts sur salaire typiques des autres provinces, à 14 $ par 100 $ sur deux semaines, dépassent largement ce taux et ne sont généralement pas offerts par des prêteurs titulaires d'un permis au Québec.

Combien coûte au maximum un prêt de 500 $ sur deux semaines au Québec ?

Environ 6,71 $ à 35 % par année, selon le calcul du calculateur. Ailleurs au Canada, le même prêt peut coûter jusqu'à 70 $ là où la limite est de 14 $ par 100 $.

Comment savoir si un prêteur a un permis de l'OPC ?

Consultez le site de l'Office de la protection du consommateur. Vous pouvez y vérifier si un commerçant détient un permis et s'il a fait l'objet de plaintes ou de poursuites. Si le prêteur n'apparaît pas, n'empruntez pas.

Que faire si je n'arrive pas à rembourser un prêt à coût élevé ?

Communiquez tout de suite avec le prêteur pour proposer une entente, et n'empruntez pas ailleurs pour le rembourser. Une ACEF peut vous aider gratuitement à faire le point sur vos dettes. Chez un syndic autorisé en insolvabilité, la première consultation est habituellement gratuite.